Histoire

Quelques mots d'histoire...

L'origine de Massy

Division Leclerc
Division Leclerc

Amis du Vieux Massy

 
Vilmorin Massy

Amis du Vieux Massy

 

Amis du Vieux Massy

 
Vilmorin

Amis du Vieux Massy

 
Cimade

Amis du Vieux Massy

 
Eglise Sainte-Marie-Madeleine

Amis du Vieux Massy

 
Vendanges à Massy

Amis du Vieux Massy

 
Trou de Toulon

Amis du Vieux Massy

Massy fut sans doute habitée dès la préhistoire puis fut siège d’une villa gallo-romaine. Un légionnaire, Maccius (ou Matthéus), aurait reçu des terres de l’empereur Maximilien en récompense de ses mérites et de sa bravoure. Son nom s’est transformé au fil des siècles pour donner Massy. Mais les renseignements précis remontent aux Mérovingiens : une villa était située sur le mont Gaudon.

Un village non loin de Paris

Les domaines agricoles, très riches, de Massy ont été très vite divisés en plusieurs seigneuries dont une a été concédée à l'abbaye de Saint-Germain-des-Prés en 555 par le roi Childebert Ier. Au Xème siècle, le domaine de Macy est élevé au rang de baronnie. Le seigneur Jean de Macy sépara son domaine entre ses trois fils. Une partie à Villaine, une sur le domaine de Saint Germain des Prés (centre-ville actuel) et la dernière sur le domaine de Vilgénis. Là fut bâtie, en 1216, une ferme fortifiée. Le domaine fut racheté en 1852 par le prince Jérôme Bonaparte qui construisit l'actuel château,château qui appartient désormais à l'entreprise SAFRAN. En 1777, la baronne de Massy, Louise d'Aumont, épouse le prince Grimaldi de Monaco qui hérite du titre de baron de Massy, titre encore porté par le prince Albert II de Monaco.

Un siècle et demi de développement

Vilmorin
Vilmorin
 
fontaine de vilmorin

Durant le Moyen Age, les principales activités du village sont basées sur l’agriculture notamment le maraîchage, la culture des céréales et la viticulture. La première industrie, une tuilerie, n’apparait qu’au XVIIème siècle. Le premier atelier de mise en conserve des aliments fut créé par Nicolas Appert au début XIXème siècle.

Grâce à la construction de la ligne de chemin de fer de Sceaux à la fin du XIXème siècle et à l’ouverture de la gare de Massy-Palaiseau, Massy s’est développé très rapidement tant au niveau industriel que démographique. En effet, la ville est passée de 1400 habitants en 1900 à 43000 habitants en 2011.

Cette croissance ne fut que brièvement stoppée durant la seconde guerre mondiale, notamment avec les bombardements alliés sur la gare de Massy-Palaiseau en juin 1944 qui entrainèrent d’importantes destructions dont la nef de l'église Sainte-Marie-Madeleine dans le quartier du Vieux-Massy, dont il ne reste aujourd’hui que le clocher du XIIIème siècle.

Massy, ville dynamique

Aujourd’hui, Massy est devenue le premier pôle économique de l’Essonne. A partir de 1958, sur décision de l’Etat est construit le Grand Ensemble Massy-Antony et  dans les années 70, le nouveau Villaine. Parallèlement la zone des Champs-Ronds (actuel quartier Atlantis) se peuple de nombreuses entreprises industrielles. La ville connait un nouvel essor, sous l’impulsion de la municipalité, la gare TGV est ouverte en 1991, puis nait le quartier d’habitation de Vilmorin et le quartier mixte habitations et entreprises d’Atlantis.

La ville de Massy dispose d'une offre culturelle importante avec le seul Opéra hors Paris d'Ile-de-France inauguré en 1993 et le Centre Culturel Paul B connu pour son festival "les primeurs de Massy". La ville possède également de nombreux équipements sportifs pouvant accueillir les compétitions de haut niveau.

Hommes célèbres
Hommes célèbres

Les hommes célèbres

Jacques TENON (1724 – 1816), est un chirurgien français qui a travaillé à la Salpêtrière. Au-delà, de ses excellentes compétences de médecin, il a livré un combat pour une meilleure hygiène dans les hôpitaux français. Son combat a entraîné l’installation de lits individuels et l’isolation des malades contagieux. Il a également créé le premier service de maternité. Rédacteur d’un cahier de doléances en 1789, il sera élu député à l’Assemblée Législative et premier président du Comité des Secours Publics en 1791, et mobilisera les volontaires massicois pour défendre la Patrie en danger. Sous la convention il se retire dans sa villa à Massy. Sa maison sera pillée par les soldats prusses en 1815 et il meurt à Paris l’année suivante. Cette villa dans le vieux Villaine, accueille aujourd’hui les Orphelins Apprentis d’Auteuil.

Nicolas APPERT (1749-1841),est un inventeur français qui fut le premier à mettre au point une méthode de conservation des aliments en les mettant en conserve : "l’appertisation". Cuisinier et confiseur, il s’engage dans la garde nationale lors de la révolution française. Touché par le problème du gaspillage de la nourriture mais aussi par une forte demande de produits hors saison de la part des nobles, il installe son usine et réalise ses premières expériences à Massy. Il connut un franc succès auprès de la bourgeoisie mais aussi de l’armée et de la marine car sa méthode de conservation a permis de faire baisser le scorbut sur les navires. En faisant profiter le peuple de sa méthode de conservation dans le livre « L'Art de conserver pendant plusieurs années toutes les substances animales et végétales », il reçut de la part des britanniques le titre symbolique de « bienfaiteur de l’humanité ». Ruiné par la concurrence anglaise moins coûteuse et l’invasion prussienne en 1813, il mourut dans l’indifférence en 1841 à Massy.

Jérome BONAPARTE (1782 -1860) est le frère cadet du général Napoléon Bonaparte. Du fait de son grand écart d'âge avec son ainé, il s'habituera très tôt au succès que son grand frère a bâti et devient frivole, fêtard et paresseux. Napoléon décide de prendre en main l'éducation de son frère insouciant en l'envoyant dans la marine où il devient rapidement lieutenant. Après des conquêtes amoureuses, il épouse la princesse Catherine de Wurtemberg et Napoléon le fait roi de Westphalie en 1807, royaume créé par Napoléon.
Après la capitulation de Napoléon, il devient comte de Montfort grâce à la parenté de sa femme avec le tsar de Russie. Il fut nommé plus tard gouverneur des Invalides par son neveu, Napoléon III puis maréchal de France et président du Sénat. Il décède en 1860 dans sa demeure de Vilgénis à Massy, château qui appartient désormais à l'entreprise SAFRAN.

Fustel de COULANGES (1830-1889) est un historien français. Après des études à l'Ecole Normale Supérieure, et à l'Ecole d'Athènes, il fut nommé professeur d'histoire à la Faculté des Lettres de Strasbourg. C'est en 1864 que parut l'ouvrage « La Cité Antique » qui le rendit célèbre, ce livre traite de l'origine des institutions grecques et romaines, de l'organisation de la famille antique et de l'origine des religions antiques. Il fut nommé maître de conférences à l'Ecole Normale, dont il deviendra le directeur en 1880. Il fut ensuite professeur à la Sorbonne. Il décèdera en 1889 dans sa maison à Massy. Il aura posé les bases de l'histoire moderne, et tous ses ouvrages sont des références encore aujourd'hui. Un lycée et une rue portent son nom dans Massy et sa maison devenue propriété de la CIMADE héberge un foyer pour réfugiés politiques.

Lucien Sergent (1849-1904) est un peintre massicois, né dans le quartier de Villaine, le 8 juin 1849, sur la place qui porte son nom depuis 1905.
Engagé dans l'Infanterie de Marine en 1870, il participe aux combats de Mouzon, de Bazeilles et de Sedan. Ses tableaux sont principalement consacrés à la guerre. Il n'a jamais connu le succès, vivant des achats de l'Etat. Il meurt et est enterré à Massy en 1904. La place est visible sur la plaquette Massy Insolite Vilmorin, Graviers, Villaine.

Pierre Picard (1852-1910) est un Inspecteur des Postes et Télégraphes. Il a notamment inventé un procédé de transmissions multiples sur un seul fil.

Paul Bailliart (1877-1969) est un ophtalmologiste français qui fut chef de service à l'Hôpital des Quinze-Vingts de Paris. Grâce à de nombreux travaux, il fit de cet hôpital la référence de l'ophtalmologie en France. Maire de Massy de 1926 à 1935, il publie en 1947 un livre sur l'histoire de Massy. Il fonde en 1961 le premier centre culturel de Massy qui porte aujourd'hui son nom. Il meurt en 1969 dans sa maison qui avait appartenu à l'historien Fustel de Coulanges.

Léon Migaux (1897-1974) était un géologue et un physicien qui a développé le concept de "géophysique appliquée" qui permet d'identifier les gisements. Il découvrira les gisements pétroliers du Maroc sous le titre de chef du Bureau de Recherches et de Participation Minières. Il fut président de la CGG, Compagnie Générale de Géophysique-Veritas, qui s'installa, et reste, à Massy.

Marcel Ramolfo-Garnier est le cofondateur de la SFIM (Société de Fabrication des Instruments de Mesure) à Massy avec François Hussenot en 1947. Cette entreprise est spécialiste dans la fabrication des "boîtes noires" des avions puis des transports terrestres. Elle est devenue spécialiste du matériel de mesure optique et optronique. Elle a fusionné avec d'autres entreprises pour donner la SAGEM, puis SAFRAN.

Léon Poliakov (1910-1997) est né à Saint Pétersbourg en Russie dans une famille bourgeoise russe. Il émigre en France en 1920 et fait des études de droit et de lettres à Paris puis se tourne vers le journalisme et effectue des recherches en droit. Il s'engage dans l'armée française au début de la seconde Guerre Mondiale, mais son bataillon est fait prisonnier par les Allemands. Il s'enfuit quelques mois plus tard, entre dans la résistance et fonde clandestinement le centre de documentation juive contemporaine en 1943. Après la guerre, il est nommé expert au procès de Nuremberg. Par la suite historien et chercheur au CNRS, il s'installe à Massy au grand ensemble. Ses travaux portent en grande partie sur la Shoah, l'antisémitisme et le racisme.